Les Roses de Fantin Latour

 Roses (détail), 1889, Musée des Beaux-Arts, Lyon

Hommage au Musée du Luxembourg en > 150 oeuvres

Sur Les Roses de Fantin-Latour, le poète Paul Claudel a écrit : “Chaque tableau apporte avec lui un carré de silence et une raison à notre ramage intérieur de s’interrompre.” Vous avez probablement admiré les natures mortes de fleurs d’Ignace-Henri-Théodore Fantin-Latour (1836 – 1904). Le Musée du Luxembourg lui rend enfin hommage dans un parcours chronologique de plus de 150 œuvres.

 

Elève de Courbet en 1861, d’où ses nombreux autoportraits ?

Brièvement élève de l’Ecole des Beaux-Arts en 1854, Fantin-Latour étudia au Louvre, copiant les peintures des grands maitres, puis travailla dans l’atelier de Courbet en 1861. Les nombreux autoportraits de Fantin-Latour, une cinquantaine, rappellent d’ailleurs l’obsession de Courbet à se représenter soi-même. Cependant, moins de narcissisme transparaît dans la suite d’autoportraits de Fantin-Latour. 

 

Autoportrait, 1859, Musée de Grenoble



Véhément contre l’impressionnisme, soif de reconnaissance 

Délibérément académique et réaliste, Fantin Latour était véhément contre l’impressionnisme, caractérisant les œuvres impressionnistes de « peintures pas faites ». Soif de reconnaissance officielle, il présenta au Salon en 1859 Les deux sœurs (refusé), 1861 La liseuse (accepté), 1865 Le Toast, et en 1876 L’anniversaire. Insatisfait, il détruira Le Toast à son retour du Salon.

 

Réaliste, symboliste, peintre d’imagination

Connu pour ses portraits de fleurs, souvent des bouquets dont la composition rappelle les natures mortes de Chardin, Fantin Latour fut réaliste puis symboliste. « Je me fais plaisir », évoquant ses œuvres dits « d’imagination », illustrant le tourment intérieur du peintre entre réalité et fantaisie féerique de ses tableaux d’imagination. « Je me comprends pas comment l’on peut faire un sujet poétique avec réalité ».

Le Songe, 1854, Musée de Grenoble

À voir pour la douce minutie de ses natures mortes et la liberté féerique de ses peintures d’imagination, ‘Fantin-Latour À fleur de peau’ est au Musée du Luxembourg jusqu’au 12 février 2017.

 

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