Ceci n’est pas un article sur Magritte

Mystère, représentation et philosophie, un angle inédit

J’ai vu l’expo la plus attendue de la rentrée : Magritte au Centre Pompidou. L’exposition offre une approche inédite du peintre surréaliste belge, liant Magritte (1898-1967) à la philosophie. Le commissaire du Centre Pompidou se démarque ainsi des expositions précédentes, dont celle au MoMA, en apportant un angle supplémentaire aux thèmes de mystère et représentation dans l’œuvre de Magritte.  

Les Vacances de Hegel, 1958, collection particulière 


Les recherches de Magritte : problèmes et solutions

On connaissait le mystérieux Magritte qui jouait avec la représentation, contrastait mots et images, et attribuait des titres cryptiques à ses œuvres. Au Centre Pompidou, les travaux de Magritte sont exposés dans le cadre de problèmes et solutions. On découvre les recherches de Magritte et des secrets sont révélés tels que : la lumière n’existe que pour la matière qu’elle éclaire, l’image est marqueterie, la peinture est illusion. 

L’Apparition, 1928, Stuttgart, Staatsgalerie

Magritte, surréaliste ?

Mais si l’exposition démontre une certaine logique dans la réflexion de Magritte, n’est-ce pas contraire à la « philosophie » surréaliste liée au hasard, à la chance et à l’absurde, me demandai-je. L’exposition démontre ainsi la singularité de Magritte au sein du surréalisme, du moins du surréalisme parisien de Breton. Faut-il alors entrevoir des titres rationnels : « La main heureuse » (1952), heureuse de porter une bague, de jouer au piano ?

 

La main heureuse, 1952

Ceci n’est pas une pipe

L’exposition du Centre Pompidou apporte une nouvelle et bienvenue lecture de l’œuvre de Magritte. On peut seulement regretter le manque d’explications quant aux leçons philosophiques qui ont imprégné Magritte, ce qui aurait rendu l’exposition plus abordable. A retenir, les correspondances de Magritte avec divers philosophes, dont Michel Foucault qui publiera en 1973 « Ceci n’est pas une pipe ».

Ceci n’est pas une pomme, 1964, collection particulière 

 

A voir absolument, « Magritte. La trahison des images » est au Centre Pompidou, Paris jusqu’au 23 janvier 2017.

 

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