Nocturnes de Colombie

J’étais partie pour voir les expos de Loti et Ratton au Musée du Quai Branly mais l’exposition sur le génie de l’art primitif Charles Ratton s’est terminée le 22 septembre. Snif. Pourquoi ne pas voir les Nocturnes de Colombie, me suggère le jeune homme fort sympathique qui travaille à l’entrée du musée. Je ne l’ai pas regretté.

J’ai découvert quatre artistes colombiens qui utilisent les images chacun à leur manière, dans le contexte de la violence locale. C’est surtout l’opposition de Juan Michel Echavarria et José Alejandro qui m’a frappée.

Pour Juan Michel Echavarria, la photographie joue le rôle de témoin, nous donnant à voir ce qu’il reste après l’action. Dans ses photos, un veau, un immeuble décrépi, l’écriture sur les murs sont témoins de la guerre en Colombie. Ses images m’ont fait penser aux maisons de Kep au Cambodge, sublimes demeures art deco laissées en ruine après avoir été saccagées par les Khmer Rouges.

À l’opposé, José Alejandro Restrepo démontre dans ses vidéos le devoir de l’artiste de s’engager. Il le fait en sélectionnant les images d’autres vidéos, en enlevant le son d’une autre afin de concentrer le public sur le body language d’un homme politique. Il réutilise des images pour faire passer son message et poser la question de la justice militaire colombienne.

L’exposition est présentée jusqu’au 2 février 2014 dans le cadre de la Biennale Photoquai.

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